11/07/2006

MES CHIMIOS....

En faisant des recherches, j'ai pu retrouver les composantes de mon traitement lors de ma chimiothérapie,  on appelle ce traitement ABVD et dans mon cas, il m'a fallu 16 chimios de ce mélange à 4 produits.1 chimio tout les 15 jours.

Savoir, c'est comprendre pourquoi on est si mal, pourquoi on est si fatiguée,.....

Après le traitement, il faut encore être très patient car les effets secondaires persistent pendant de nombreux mois, je pense surtout à la fatigue, et en ce qui me concerne malgré un traitement fini fin janvier 2006, j'ai toujours le bout des doigts extrémement sensible et des douleurs dans les os.   

 

A pour adriamycine

Ce médicament anticancéreux, isolé par les laboratoires Carlo Erba en 1965, est le chef de file de la famille des anthracyclines. Son nom usuel, adriamycine, rappelle son origine italienne : la souche bactérienne d’actinomycètes qui produit cet antibiotique vient des rivages de la mer Adriatique.
Substance de couleur rouge-orangé intense, l' adriamycine s’intercale entre deux paires de bases azotées de l’ADN et agit avec la topo-isomérase II, enzyme qui contrôle la structure dans l’espace de l’ADN. Il se forme des complexes ADN-topo-isomérase II-doxorubicine qui fixent les coupures de l’ADN, bloquent ses fonctions et entraînent la mort cellulaire. L'adriamycine favorise aussi la formation de radicaux libres qui peuvent couper l’ADN et endommager les membranes, et expliquent la toxicité sur le cœur.
Après son injection intraveineuse, l'adriamycine disparaît rapidement du sang pour se fixer dans les tissus d’où elle sera éliminée lentement, surtout avec la bile, moins de 10 % de la dose injectée se retrouvant dans les urines. L'adriamycine s’injecte le plus souvent « en flash », c’est-à-dire pendant une durée brève, inférieure à 15 minutes, par injection intraveineuse stricte car l’extravasation entraînerait une nécrose tissulaire. Les injections sont généralement répétées toutes les trois semaines. On peut aussi faire des injections intra-artérielles pour concentrer le médicament sur un territoire particulier, des perfusions intraveineuses de longue durée (de 48 heures à plusieurs semaines) à l’aide de pompes ou des instillations dans la vessie pour des cancers diffus et superficiels.
Comme tous les médicaments anticancéreux, l'adriamycine présente une toxicité qui nécessite un contrôle sévère. Les cellules sanguines (globules blancs et plaquettes) sont toujours atteintes, à un degré variable suivant la dose. La toxicité digestive est fréquente : nausées, vomissements ou diarrhée. Plus rares sont les inflammations de muqueuses, les mucites, d’autant plus fréquentes que l’administration est fractionnée. La chute des cheveux (alopécie) est souvent complète, mais elle est réversible. La toxicité cardiaque est cumulative et n’apparaît généralement qu’au-delà d’une dose totale d’environ 800 mg, c’est-à-dire après une dizaine de cycles de traitement. Elle justifie une surveillance régulière du cœur, par échographie ou par examen isotopique. Outre cette toxicité aiguë, il existe une toxicité rare, d’induction de leucémie, chez les malades guéris de leur premier cancer par l’anthracycline (cancer du sein en traitement adjuvant).
Depuis son introduction, au début des années 1970, dans la chimiothérapie anticancéreuse, l'adriamycine a été largement utilisée, seule ou en association, pour traiter de nombreuses tumeurs (adénocarcinomes, sarcomes, lymphomes, etc.) avec de bons résultats. Sa toxicité cardiaque a fait rechercher d’autres produits analogues, mais aucun ne l’a encore remplacée.

 

 

B pour bléomycine

Médicament anticancéreux, isolé au Japon à la fin des années 1960, à partir d’une bactérie, un Streptomyces. C’est un antibiotique qui provoque des cassures de l’ADN après production de radicaux libres, et bloque ainsi le fonctionnement de la cellule.
Il peut s’administrer par voie veineuse ou artérielle mais aussi intramusculaire ou par injection locale dans la plèvre ou le péritoine. On l’utilise habituellement à la dose de 10 mg/m², une ou deux fois par semaine. Au-delà d’une dose totale cumulée de 200 mg/m² risque d’apparaître une fibrose pulmonaire, irréversible, qui entraînerait une insuffisance respiratoire et une asphyxie mortelle.
Contrairement aux autres cytotoxiques, la bléomycine n’est pas toxique pour les cellules de la moelle osseuse et du sang. Son injection s’accompagne souvent d’une fièvre et de frissons violents qui doivent être évités par une préparation médicamenteuse. La prolongation du traitement se traduit par des troubles de la peau et des muqueuses : épaississements et pigmentation aux coudes, aux genoux et sur les paumes des mains et les plantes des pieds, rougeurs diffuses, irritation de la bouche (stomatite) et des muqueuses digestives gênant l’alimentation (dysphagie).
Cette toxicité traduit son affinité pour les revêtements (épithéliums épidermoïdes) qui la rend efficace sur les carcinomes épidermoïdes des voies respiratoires, des muqueuses génitales et de la peau. Elle est également utile dans les cancers du testicule et dans les lymphomes malins (maladie de Hodgkin et autres lymphomes) ; elle sert aussi dans le mycosis fongoïde, proche des lymphomes malins et localisé à la peau

 

 

V pour vinblastine

Isolée en 1958, la vinblastine est un poison du fuseau mitotique qui se forme au moment de la division cellulaire (mitose) et en bloque l’évolution. La vinblastine et la vincristine sont les deux premiers vinca-alcaloïdes extraits de la pervenche qui ont une application thérapeutique chez l’homme.
La vinblastine est un agent anti-microtubulaire qui se fixe la sous-unité B de la tubuline, à un site différent de celui de la colchicine, le plus ancien des antimitotiques. Elle inhibe sa polymérisation en microtubules, ces composants majeurs du cytosquelette qui interviennent dans de nombreuses fonctions cellulaires, comme la mitose et la motilité. À l’inverse des taxanes qui sont des agents polymérisants. Ces deux classes de médicaments anticancéreux provoquent une inhibition de la dynamique des microtubules. La vinblastine est active sur les cellules qui sont engagées dans le cycle cellulaire, les bloque en G2/M et provoque une apoptose.
Comme les autres vinca-alcaloïdes, la vinblastine est métabolisée dans le foie par le cytochrome P450 et son élimination est essentiellement biliaire. Elle interfère dans le métabolisme de certains acides aminés conduisant à l’acide glutamique.
Les mécanismes de résistance à la vinblastine font intervenir le système MDR, l’hyperexpression du gène, par l’intermédiaire de la glycoprotéine P, entraînant une augmentation de la sortie du médicament et une diminution de sa concentration intracellulaire. La vinblastine présente des interactions avec certains médicaments comme la mitomycine C, la phénytoïne et la ciclosporine, ce qui modifie sa tolérance en cas d’administration simultanée.
La vinblastine s’administre par voie intraveineuse stricte, dans la tubulure d’une perfusion, car elle irrite fortement ou détruit les tissus avec lesquels elle entre en contact. La dose habituelle est de 6 à 8 mg/m2, en une perfusion de courte durée, une fois par semaine. Dans quelques essais cliniques, elle a été injectée directement dans la tumeur pour une maladie de Kaposi associée au sida, au niveau des voies aéro-digestives supérieures. La principale toxicité de la vinblastine est hématologique, avec une diminution fréquente mais transitoire des globules blancs, parfois des plaquettes, rarement des globules rouges. Moins souvent que la vincristine ou la vindésine, la vinblastine présente une intolérance neurologique (troubles des sensibilités des extrémités des membres), qui se corrige spontanément en quelques semaines après l’arrêt du traitement. Les nausées et les vomissements sont rares. Après contrôle initial de la bilirubinémie puis sous surveillance régulière de l’hémogramme, un traitement par la vinblastine seule est généralement bien toléré. La vinblastine n’a pas d’activité cancérogène ni leucémogène reconnue.
La vinblastine est prescrite dans le traitement des tumeurs à cellules germinales du testicule, la maladie de Hodgkin et les lymphomes, les cancers de la vessie, du sein, du rein et de l’ovaire, le mésothéliome. Elle est habituellement associée à d’autres médicaments anticancéreux, en raison de sa faible toxicité hématologique et de sa bonne tolérance ; dans un traitement palliatif, comme pour une maladie de Hodgkin récidivant après une greffe de moelle osseuse autologue, elle peut être prescrite seule pour améliorer les symptômes.

 

 

D pour dacarbazine

Dénommée couramment DTIC (sigle de sa formule simplifiée : Diméthyl-Triazéno-Imidazole-Carboxamide), la dacarbazine est un médicament anticancéreux de synthèse. Elle a longtemps été considérée comme un antimétabolite, mais elle a surtout une action alkylante sur l’ADN et agit à toutes les phases du cycle cellulaire.
La dacarbazine est dégradée par la lumière et doit être protégée dans des flacons opaques avant d’être injectée par voie veineuse stricte. Elle s’administre à la dose de 250 mg/m² et par jour pendant trois à cinq jours ou de 850 mg/m² en un seul jour. Un cycle de traitement est répété au bout de 21 à 28 jours. C’est un des médicaments anticancéreux qui entraîne le plus de nausées et de vomissements, surtout les premiers jours. L’intensité de ces vomissements a stimulé, dans les années 1980, la recherche de nouveaux moyens pour les contrôler (anti-émétiques). Comme les autres produits, la dacarbazine est toxique pour la moelle osseuse et entraîne une diminution des globules blancs et des plaquettes. Elle est aussi responsable de réactions générales de type grippal (malaise, courbatures).
Bien qu’efficace, elle n’est plus guère utilisée, à cause de cette toxicité, pour traiter la maladie de Hodgkin. Seule ou en association avec d’autres substances, elle reste un des meilleurs médicaments du mélanome malin et des sarcomes des os ou des tissus mous, chez l’enfant ou l’adulte.

 

 

 

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01:29 Écrit par Linda dans MON CANCER | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

bonjour tres interressant...je ne savais pas pour la chimoithérapie...
merveilleuse journée a toi ...

Écrit par : coeurdenfant | 11/07/2006

je suis le 4000 visiteurs !!!!! c'est moi qui est franchi les 3999 hihihi !

eh bien j'espere que les effets secondaires disparaissent de ton organisme pour toujours !
bisous mon amie

ps : enfin quelque nuage arrive chez nous et la fraicheur avec ...

Écrit par : adespota | 11/07/2006

Vraiment très complet comme descriptif Je ne savais pas tout ça, je vais en parler à ma fille qui est en rémission d'un lymphome Hodgkinien, elle sera certainement très intéressée, je ne sais pas exactement ce qu'elle a reçu comme chimio, mais il y a des chances pour que ce soit les mêmes produits. Je te remercie pour toutes ces explications et je te souhaite de récupérer bien vite. Bisous.

Écrit par : Laure | 11/07/2006

hello! c'est pas étonnant que l'organisme en prenne un coup, avec tous ces produits!!
bisous!

Écrit par : violette | 11/07/2006

Il faut de la patience mais ... vu que la vie n'attend pas, n'oublie tout de même pas de vivre durant ce laps de temps.
Il est malgré tout toujours possible de faire de magnifiques choses même si à la base on n'a pas toujours le moral ou l'entrain.
Courage ma belle.
BIZZZZZZZZ

Écrit par : Durbuysienne | 12/07/2006

courage ma maman prenait les mêmes produits aux noms barbares. ça marche. mais prends ce mal en patience et profites de la vie, elle en vaut la peine . et quand le coeur y est, tout va mieux. je te souhaite une prompte guérison. je reviendrais bientôt prendre de tes nouvelles...

Écrit par : mary | 15/07/2006

Chimio MOPP C'est effectivement le traitement actuel pour le lymphome de Hodgkin .
Je me suis payé également ce lymphome au stade II .
L'ABVD n'a pu être appliqué suite à une petite faiblesse au niveau cardiaque .
J'ai donc reçu le traitement MOPP durant 3 cycles + 1/2 cycle.
Le lymphome a fondu comme neige au soleil .
18 séances de radiothérapie pour consolider le résultat ont été appliquées par la suite .
La chimio MOPP m'a donné quelques effets secondaires .
Sur le plan digestif , je n'ai pas eu trop de difficultés avec les adjuvants .
Le seul ennui désagréable a été une motricité des mains et des pieds sensiblement dégradée .
Ces inconvénients disparaissent lentement et 4 mois après la dernière dose de chimio , les mains ont retrouvé pratiquement leur motricité .
Les pieds restent encore atteints .
Pas de panique , prenons notre mal en patience .


Écrit par : Losin | 23/07/2006

bravo pour l'effort.
merci pour les info.
bon courage.
que la force soit avec vous.

Écrit par : khadija | 26/08/2007

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